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Comment parler de cannabis médical à votre médecin ?

Il n’est pas toujours aisé d’aborder le sujet du cannabis médical avec son médecin. Bien qu’il soit légal depuis une vingtaine d’années, ce produit demeure stigmatisé et plusieurs professionnels de la santé en rejettent toujours l’usage à des fins thérapeutiques.

La position du Collège des médecins a cependant grandement évolué en la matière. Dans sa mise à jour de 2018 des directives concernant l’ordonnance de cannabis à des fins médicales, l’organisme annonce d’emblée qu’il « est d’avis que les médecins peuvent désormais prescrire du cannabis à des fins médicales, hors du cadre d’un projet de recherche ».

Soyez franc et transparent

« Il y a deux types de médecins, affirme Marc-André Hébert de Solution Cannabis Médical. Ceux qui ne veulent rien savoir et ceux qui sont ouverts… Ce qui ne veut pas nécessairement dire qu’ils en prescrivent déjà, mais ils veulent bien s’y intéresser. »

Son entreprise accompagne les gens qui cherchent à obtenir du cannabis médical en leur fournissant l’information et les services nécessaires pour épauler les médecins. « C’est nouveau, ils ne savent pas tout et c’est normal. Nous, notre travail, c’est de leur soumettre un plan de traitement, de faire valider le tout par une infirmière et de nous assurer que le médecin traitant et le pharmacien sont bien au fait de tout ça et ajustent les autres traitements et médicaments en conséquence. »

Selon Marc-André Hébert, il faut absolument être transparent avec son médecin. « Si on a acheté un produit de manière récréative et qu’on a ressenti des effets positifs, il faut lui en parler, aborder la chose avec lui. Il va ensuite pouvoir nous rediriger vers des produits mieux adaptés au contexte médical en termes de dosage, de type de cannabis… »

Aussi, précise-t-il, le fardeau bureaucratique est beaucoup moins important qu’autrefois pour les médecins qui prescrivent du cannabis. « Ça a beaucoup changé, c’est vraiment plus simple pour eux. » 

Les études favorables existent

Même son de cloche du côté de Véronique Lettre, présidente de la clinique de cannabis Nature Medic. « Demandez d’abord à votre médecin son avis sur la question. Qu’est-ce qu’il sait, est-ce qu’il est ouvert à ça? S’il vous répond qu’il ne veut rien savoir, que le Collège [des médecins] lui interdit d’en prescrire et qu’il n’existe aucune étude qui prouve que le cannabis possède des vertus thérapeutiques, c’est sûr que c’est mal parti. »

« Mais un médecin a le devoir de vous diriger ailleurs s’il n’est pas à l’aise avec un type de traitement », soutient quant à lui M. Hébert.

Des cliniques comme la sienne permettent d’ailleurs de rencontrer un médecin et d’obtenir un examen complet afin de se prévaloir d’une ordonnance en bonne et due forme. « Mais pour nous, il est quand même préférable de travailler en collaboration avec un médecin qui vous connaît et qui connaît bien votre historique, et qui saura mieux que quiconque comment vous accompagner à travers cette nouvelle forme de traitement. »

Quant aux études, Mme Lettre rappelle que « c’est vrai qu’il y a plusieurs problèmes de santé pour lesquels il n’existe pas encore d’études poussées, mais ce n’est pas vrai qu’il n’existe aucune étude probante. Il y a certaines pathologies spasmodiques, de nausées ou de douleurs pour lesquelles il a été clairement démontré que le cannabis peut fonctionner ».

Avec un médecin, absolument

Que les médecins ne soient pas à l’aise, qu’ils ne connaissent pas tout, c’est tout à fait normal, disent nos deux interlocuteurs. Mais ils sont tous deux convaincus de la nécessité pour les médecins de s’intéresser au cannabis médical, car sinon, on se retrouve avec des problèmes de consommation anarchique.

« Des gens qui achètent n’importe quoi, n’importe comment à la SQDC ou dans la rue », illustre Marc-André Hébert. Ou « des gens de 80 ans dont les enfants deviennent les conseillers en cannabis et leur achètent ce qu’ils pensent être bon pour eux », déplore Mme Lettre.

Afin d’assurer un suivi sécuritaire, en harmonie avec les traitements existants, il faut avoir le soutien d’un médecin. Celui qu’on a déjà, de préférence. Sinon, il faudra trouver ailleurs. Mais le cannabis médical n’est pas une aventure amusante au pays des merveilles. C’est un sujet sérieux qui doit être considéré avec soin et l’aide de personnel compétent.

C’est de votre santé qu’il s’agit, après tout.


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Première récolte :
début 2021

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