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Cannabis et femmes : des alliées magnifiques!

Fuga souhaite souligner la contribution des femmes à l’industrie du cannabis. On commence en braquant les projecteurs sur cinq femmes avec qui nous avons eu la chance de discuter. À elles, et à toutes les autres de notre industrie : on admire votre vision, votre fougue et votre talent!

Emily Standbrook

Directrice de comptes – Canada, Boveda

Emily a décidé de faire le saut vers le cannabis, car elle en avait assez de mentir sur les « qualités nutritives » des collations sucrées commercialisées par la multinationale qui l’engageait. Malgré le fait qu’elle quittait une industrie à l’éthique discutable pour se joindre à une entreprise qui vend d’inoffensifs sachets servant à réguler l’humidité, elle a dû mettre des gants blancs pour en faire l’annonce à sa famille. « J’ai gardé un message hilarant de ma grand-mère qui me demandait si je vendais de la drogue! », se rappelle-t-elle.

Boveda était déjà bien implantée dans le marché des cigares et celui des instruments à cordes, des objets aussi précieux que sensibles à l’humidité. Quand les mœurs autour du cannabis ont commencé à s’assouplir en Amérique du Nord, l’entreprise s’y est rapidement taillé une place. « On travaillait déjà dans des boys clubs; les gestionnaires étaient donc sensibilisés à l’importance de faire sentir aux femmes qu’elles étaient bienvenues. Je ne me suis jamais sentie stupide de poser une question. »

À part quelques expériences avec des prospects qui souhaitaient davantage obtenir un rendez-vous en tête à tête que sortir leur chéquier, Emily n’a pas l’impression que les femmes sont représentées différemment dans l’industrie du cannabis que dans l’ensemble de la société. Elle note que c’est peut-être parce qu’elle travaille au Canada. « J’ai remarqué que les entreprises canadiennes avec lesquelles je traite font un meilleur boulot en matière de diversité. Je rencontre beaucoup plus de femmes ici que si je travaillais aux États-Unis. »

Hélène Blanchette

Directrice du Physicians CBD Council

Hélène Blanchette a découvert les vertus du cannabis alors qu’elle était vice-présidente chez Fuji Xerox. « Quand on est cadre dans une multinationale, on passe beaucoup de temps à voyager en avion et à gérer les décalages horaires. Résultat : j’avais perdu la capacité de dormir correctement. » En prenant du CBD comme supplément, elle a réussi à se rééquilibrer.

Lorsqu’elle quitte l’Asie pour s’établir en Californie, Hélène est plongée dans le monde de l’entrepreneuriat lié au cannabis. Elle prend elle-même la tête d’une entreprise de CBD en démarrage, qu’elle axe complètement sur les femmes – produits, fournisseurs, programme d’éducation, soutien aux victimes du trafic humain.

Mais cette expérience va un peu la faire déchanter. « Plus le monde du cannabis est sous les projecteurs, plus ça attire Silicon Valley et Wall Street, et c’est “back to the big boys’ game”. »

Elle poursuit : « J'ai remarqué que même si je ne vivais pas directement le phénomène, en général, les femmes dans le milieu du cannabis se plaignent beaucoup d’être ignorées des grands investisseurs. Pourtant, ce sont les femmes qui ont fait avancer la législation sur le cannabis. Ce sont elles qui ont beaucoup développé les connaissances médicinales, les techniques d’agriculture. Malheureusement, quand c’est devenu une grande industrie, elles se sont fait tasser. »

Hélène croit que l’industrie va progresser en se dotant de balises. Elle cite des lois californiennes qui avantagent les entreprises détenues par les minorités qui ont subi le gros des persécutions pendant la prohibition. Elle est aussi très enthousiaste à l’égard de la certification de qualité que l’organisation qu’elle préside, le Physicians CBD Council, lancera bientôt. Ce sceau permettra de faire la promotion de produits sur la base de leur qualité, et non sur la valeur de leurs rondes de financement!

Jennifer-Kelly Larry

Présidente de CBD Strategy Group

« En vieillissant, les femmes deviennent plus intrépides », déclare Jenn Kelly. En écoutant son parcours, on se dit que la peur n’a sans doute jamais dû être un facteur déterminant dans sa carrière.

Jenn a commencé sa carrière au sein d’une maison de disques au moment où Napster chamboulait tout. Elle a ensuite œuvré dans le développement des loteries en ligne chez les Mohawks, avant de mettre en place des stratégies pour des compagnies de tabac, des pharmaceutiques et des pétrolières.

Experte de secteurs très réglementés, elle soutient et conseille des entrepreneurs qui connaissent très bien le cannabis, mais qui n’ont pas les aptitudes pour faire évoluer leur rêve dans la sphère des affaires. « Je fume depuis que j’ai 15 ans, explique Jenn. Quand j’ai lu que le gouvernement du Canada faisait des consultations [sur la légalisation du cannabis], j’ai su tout de suite que c’était la chance de ma vie. »

Le portrait qu’elle dresse de la diversité dans l’industrie du cannabis est tranchant : « On n’a pas assez de diversité et d’opinions différentes autour de la table. Tant que ce sera le cas, on ne pourra pas connaître les succès qu’on mérite. »

Elle enchaîne : « Dès qu’on regarde au-delà du THC, on entre dans un monde féminin. Les femmes sont responsables de 80 % des dépenses des ménages. Les soins personnels, des enfants et des personnes âgées reposent principalement sur nous. Dans un futur rapproché, le cannabis et les femmes vont être des alliés magnifiques. »

Roxanne Bernard

Directrice générale, Tricalyx

Roxanne Bernard est arrivée dans le monde de l’agriculture par les insectes. Elle partage ses connaissances sur les odonates dans l’Atlas des libellules du Québec, et celles sur les biopesticides dans les champs et serres de toute la province. Elle était donc au courant que le monde agricole avait des problèmes de sexisme, et que le cannabis n’y faisait pas exception.

« J’étais présente à l’Expo Cannabis cette année, et on aurait pu faire une étude sociologique. Une femme se présente à un kiosque : elle est complètement ignorée. Un homme approche : il se fait poser 10 000 questions, raconte-t-elle. C’est dur pour le moral. » Ça pourrait s’avérer dur pour certains de ces « dinosaures » aussi.

Roxanne nuance cependant, en observant que cette attitude ne s’observe pas dans toutes les sphères de l’industrie. Dans les serres de Tricalyx, la parité règne. « Je trouve qu’en général, les filles sont attentionnées. Elles sont plus minutieuses, et elles ont un meilleur sens de l’observation. »

Awa Diagne

Cofondatrice et présidente de CanEmpire

Quand Awa Diagne et Véronique DeBonville ont eu l’idée de CanEmpire, elles étaient en train de mettre sur pied le CanFest, un événement qui allait regrouper tout ce qu’elles associent au cannabis : musique, humour, innovation, échange de connaissances. Mais elles ont dû se rendre à l’évidence qu’à la période pressentie pour présenter l’événement, soit au printemps 2020, les rassemblements de masse n’étaient plus trop au goût du jour.

Elles se sont rendu compte qu’elles pouvaient être elles-mêmes les agentes du changement qu’elles voulaient provoquer avec leur festival. « Quand on a annoncé l’existence de CanEmpire, personne n’était au courant qu’on consommait du cannabis. Autour de nous, ça a créé une onde de choc. »

L’anecdote leur a montré où et comment elles pouvaient agir : « En associant notre image à notre projet, on pouvait aider à contrer les stéréotypes. »

Sur TikTok, YouTube et Instagram, elles se sont positionnées comme les visages décomplexés du cannabis au féminin. La boutique en ligne de CanEmpire offre une sélection de produits tels qu’un sac banane anti-odeur, un collier StonerBabe et un t-shirt #GrlPower. Même CanDrinks, leur recueil de cocktails à base de cannabis, est une main tendue vers les femmes, ces dernières aimant davantage les formes comestibles du cannabis que les hommes.

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info@fuga.ca

2753, boulevard Talbot
Stoneham-et-Tewkesbury
(Québec)  G3C 1K2

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